Bon on est d’accord, a mort les beaux textes, à mort le rock, a mort le progressif, et tout ça, mais n’empêche que The Invisble Man de Marillion ça me tue.
La chanson débute par une sorte de roulement synthétique qui revient deux trois fois dans la chanson, ça semble être le roulement d’une bille (comme le nom de l’album : Marbles, ah ah ! comme je suis un perspicace de la déduction moi alors).
Les premières minutes sont dissonantes, inquiétante, le chanteur (Steve Hogarth) mâche bien ses mots (sur tout l’album d’ailleurs), il a l’air de flipper sa race, il va pas bien dans sa vie, c’est la merde, il se parle plus avec sa copine, y a plus de communication, il est devenu « the invisble man ». J’aime beaucoup cette partie, je trouve ca très très fort de rendre compte aussi bien de l’état d’esprit des paroles et du côté sombre, voire suicidaire de ce début de chanson.
Au bout de trois minutes, tout s’arrête, ça devient « beau », calme mais très mélancolique, de jolis sons synthétiques (pads) comme je les aime. Ça s’étend en longueur assez longtemps jusqu’a la partie épique de la chanson et le début des riffs de guitares… cette montée en puissance est très « progressive » avec des genres de choeurs féminin tout doux en fond, un rythme soutenus et syncopée de la baterie (cymbales), quelques accords de guitare, le piano et la voix désabusé de Steve Hogarth (qui poutre de la voix sévèrement) : ça monte, ça monte et..et…et ..ça se pose quelque seconde. Puis ça continue encore : Il se met a pousser de la voix a fond…et on se met a brailler avec lui « I don’t exist…what caaaaan i do » . On agite la tete, on fait sembler de hurler (et on regrette de pas avoir assister au concert juste pour ce morceau aussi)
Et la, un break, ca redevient calme a nouveau pour un couplet tout doux et désabusé, la guitare devient romantique. Oui oui avec le son de guitare qui fait romantique assez classique (mais ça passe bien ici).
On en arrive très vite au grand final : le piano accompagne la voix de Hogarth pour la dernière montée… « i have become the invisible man » nous susurre t’il… les accords de guitares font monter la pression, puis la batterie, puis les riffs de gratte électrique qui se dechainent et Hogarth se pète la voix » i’m perfectly saneeee…But i am the invisible man ». Je mets quiconque au défi de ne pas tripper comme un fou à ce moment la de la chanson. C’est juste surpuissant. Mais malheureusement c’est trop tard c’est déjà le dernier couplet et on n’en peut, plus on trippe comme des fous et ca se termine la. Déjà…
[Texte écrit très vite, en 13min37s, le temps de la chanson :) ]
et je pourrais faire ça pour plein de chanson en plus, j’adore cet album. Fantastic Place par exemple, c’est juste magnifique, le texte est juste beau, poetique, très romantique mais pas du tout niais. typique le truc que t’aimerais avoir ecrit pour le dire droit dans les yeux a l’être aimé.
enfin on tout ça pour dire que Marbles de Marillion, c’est bon.