Asocial
Depuis environ 1 mois, j’ai dégagé la part inutile de ma « vie » online à savoir twitter, reseaux sociaux web 2 (facebook et autres) + quelques forums. J’ai envie de faire un petit bilan du pourquoi du comment.
Avertissement : aucun de ces services/sites n’est inutile de « fait », ce n’est pas (totalement) un jugement de valeur, mais ce qui est sur ce que je ne m’en servais pas ou qu’il ne me servais pas d’une manière utile.
Facebook, le plus emblématique, ne m’a pas rapproché des gens que j’y ai « retrouvé », ou des connaissances/familles que j’y ai « ajouté », au mieux j’y ai appris des infos de divers niveau de voyeurismes, souvent inutiles car sans contexte, au pire, je n’ai jamais eu l’impression de pouvoir y discuter sérieusement, voire même d’y discuter tout court. D’ailleurs mon facebook a rejoint les limbes et qui s’en soucie ? qui m’appelle pour savoir si je suis en vie ? Je plaisante bien sur, mais reste que cet égocentrisme est malsain, aussi plaisant qu’il puisse paraitre. Hors philosophie de bazar, l’argument ultime et pragmatique c’est quand même que si je veux retrouver des gens, ok, j’admets qu’un annuaire, genre facebook c’est pratique (et encore ça se discute, pourquoi chercher des relations qui n’existe manifestement plus ? mais c’est un autre sujet) mais pour garder le contact je note email, IM téléphone ou adresses quelque part (carnet d’adresse ?), pourquoi ressentirai t’on le besoin d’un software pour ça, d’une espèce de CRM clownesque de gestion « d’amis » ? Ca ressemble drôlement à un service pour attaché de presse. Maintenant, imaginez qu’en plus d’en avoir 1 inutile, les « normes » internet impose d’en avoir 30, de ces bloatwares de gestion de contact et de « networking » du même genre. Beurk, ras le bol, en jachère tout ça.
Deuxième étape, réduction de la consommation de forums car ç’est devenu un réflexe complètement pavlovien pour s’occuper devant l’écran. Je pense qu’il y a de meilleure réflexe que de lire ou participer à des discussion sans fins sur tout sujets. Par exemple jouer/regarder/lire/rencontrer/cuisiner/manger/boire et écouter les sujets en question. logique. réduction drastique.
Twitter je n’en parle même pas, je ne me lasse pas de lire à quel point ce truc est la révolution : Enchainé par un tas de logiciel disruptifs sur le blog-toilette de dizaine/centaine de personnes au pire, sur un lecteur RSS de qualité merdique au mieux (avec ses 140 caractères d’url lybienne chelou).
A la place, je garde un google reader aminci de mes 300 feeds jamais lu (généralement, ayant rapport au web/net/ria/crunch machin, pour lequel j’ai plus le moindre intêret, hors du taf, ou presque) et ça suffit largement et tant pis, si à cause de tout ce temps libre non passé à écouter le vent online /joke/ je ne suis pas au courant en « temps réel » (dur), je perds mon « expertise » et que je ne suis plus à la pointe dans mon taf (encore plus dur). /joke/
Ironiquement, écrire sur ce blog ,ce billet, est surement, largement aussi inutile que le temps perdus décriés précédemment et je me regarde le nombril largement autant que le facebook moyen, mais j’ai moins l’impression de le jeter négligemment à la face des gens. C’est chez moi, vous êtes obligé de faire l’effort de venir (ou pas), et puis j’écris sur fond vert, c’est beau :). y a un côté page blanche/stylo qui me parait un peu plus sain.
Du coup je n’ai pas vraiment de conclusion. Juste que c’est assez jouissif de devenir membre d’un réseau a-social d’internet, en fait.
Posté le 4 novembre 2009 à 06:41 | 5 Commentaires | Classé sous : life















