En ce beau dimanche qui se termine, je prends mon macbook fraîchement léopard-isé pour finir avec vous le bilan de Paris Web 2007. J’en profite, c’est encore frais dans mon esprit : Vendredi 16 Novembre, 2ème jour de ParisWeb et jour 3 des grèves, j’arrive en avance dans l’auditorium IBM, je trouve une bonne place près du 220 volt pour recharger la machine précédemment citée et c’est partie pour une nouvelle journée de conférence.
Première de la journée : Denis Boudreau (Accesibilité Web, Webconforme, w3Québec; contributeur Openweb, Pompage.net et Opquast) sur l’Accessibilité des contenus PDF. Pas forcèment le sujet sur lequel j’aurais le plus aimé l’entendre tellement Denis Boudreau force le respect par son expérience et sa pertinence lorsqu’il parle de qualité web. Mais conférence intéressante néanmoins, il fût discuté de cette particularité des sites des administrations canadienne, qui utilisant le pdf comme format “officiel”, se sont interrogées sur les efforts à prodiguer pour rendre ces documents “accessibles”. Pas évident, d’utiliser des ancres ou de conserver la sémantique d’origine du contenu (titre, sous-titres, citation, puce, “meta” sur les éléments visuels) à l’intérieur d’un pdf.
Faissable ou non selon le document à l’origine du pdf et le convertiseur utilisé (le meilleur : Acrobat tout simplement) mais carrément impossible dans certain cas.
De la même manière, comme on l’a vu le lendemain dans l’atelier de Stéphane Deschamps (Président de l’asso ParisWeb, expert technique Orange) le contenu d’un flash peut très bien être accessible (sous condition : seul Jaws sous windows avec IE, lit le contenu des flashs), mais les efforts d’adobe en la matière ne sont pas exceptionnels (quelques fonctionnalités mais peu de docs et de com sur le sujet). Les contenus sont lus donc mais pas facile à organiser : on a peu la main sur l’ordre des élements dans le flash. La situation s’améliore un peu avec flex car le format mxml qui “remplace” le fla est “human readable” et donc “organisable”. Il reste qu’il y a peu ou prou de sémantique dans flash, il n’est donc pas toujours facile de distinguer un titre, une liste, le label d’un formulaire, un bouton, un tableau, etc.. Et dès que le flash est dynamique il faut prendre soin de prévénir les aides à l’accessibilité, tel les lecteurs d’écran, d’un changement dans l’application pour forcer la re-lecture d’un endroit particulier. Cette fonctionnalités est quelque autres sont là donc, généralement incomplète et imparfaite mais au final, l’accessibilité chez Adobe est mieux prise en compte que ce que je pensais avant de venir a ParisWeb (ce n’est pas très difficile j’étais persuadé que c’était impossible !)
Vers 10h vendredi, Stéphanie Booth, fondatrice de pompage.net et blogueuse internationale d’origine Suisse est venu discuter avec nous de multilinguisme. Fatiguée de se retrouver sur des sites en allemand sous pretexte que son IP est suisse, elle nous à ouvert l’esprit sur les bonnes pratiques à adopter en la matière. Ne jamais se fier au pays ou à l’IP des visiteurs. Ne pas utiliser les drapeaux pour signaler la langue d’un document ou pour switcher la langue (le français n’est pas la france !). Utiliser des préférences utilisateurs sur le site lorsque c’est possible, la langue du navigateur ou de l’OS quand on ne peut pas. Toujours laisser la possibilité de changer au besoin (et mémoriser la préférences !!). Stéphanie nous a aussi démontrée, par quelques sondages dans la salle que les gens vraiment totalement monolingues était une vraie rareté au même titre que les “vrais” bilingues total; nous décomplexant ainsi de faire de la “multilinguisation” plutôt que des sites monolingues indépendants et finalement pas adapté et/ou mis à jour de façon décalés. Conférence raffraichissante et assez drôle, je suis un nouveau fan de Stéphanie.
Pour finir la matinée : Ajax et accessibilité par Michel Hoël, une conférence un peu décévante. Peut être, en partie parce que je connais la problèmatique par coeur mais pas seulement. Les bonnes pratique de l’ajax accessible ont été esquissées mais il manquait une vision plus générale du problème de la qualité dans le développement javascript. Un vision très bien présenté par ailleurs dans le workshop javascript de Chris Heilman, le lendemain. Donc, mon conseil, avant de même penser à faire de l’ajax, de penser a l’accessibilité ou de jouer avec des frameworks genre yui, jquery, prototype ou autre dérivé pour faire des effets de fou; je n’ai qu’un seul conseil : lire 7 rules of Unobstrusive javacript, c’est obligatoire… et brillant.
Justement Chris Heilmann (web developper yahoo, donc) était l’intervenant du début d’après midi ce vendredi sur un sujet moins technique : “successfull team use web standard”. On y a à nouveau parlé standards web donc, mais sous l’angle du travail en équipe. Pourquoi ces standards doivent être adopter pour pouvoir (bien) travailler ensemble. Pourquoi c’est la seule voie qui mène a la réalisation de sites de qualité. L’intégration de tout ou partie des standards web et des idées sous-jacentes (séparation présentation/comportement/contenu) dans nos pratiques quotidiennes, dans nos controles, dans nos passations lorsqu’arrive un nouveau. Les nouveaux usages, la constance, et l’évolutivité des produits sont à ce prix. Je vous recommande, en attendant la vidéo d’aller lire la présentation, c’est très drole (et très bien vu).
Et voila, c’est tout, pour le moment, sur ce Paris Web 2007. Je reviendrai sur les 1 ou 2 conférences oubliés lorsque les vidéos seront en ligne et que je pourrais les revoir :)
En attendant, toutes les présentations des intervenants sont sur slideshare sous le tag parisweb2007, les photos de l’événement sont toujours sous flickr et la première partie de mon compte-rendu est toujours disponible ici-même.